SENEGAL-MONDE-PATRIMOINE-REPORTAGE
Par Aissatou Mbombo Ba
Dakar, 31 août (APS) – Signe d’une volonté d’entretenir le patrimoine culinaire, marqueur d’identité, certains plats traditionnels continuent de garnir les buffets des restaurants dakarois, comme le thiéré mboum. Ces spécialités traditionnelles, à l’image du garba ivoirien ou du sushi japonais, participent d’une certaine résistance à la standardisation du goût et des habitudes alimentaires.
Le thiéré mboum fumant, le placali gluant et le garba parfumé sont au menu de plusieurs restaurants prisés de la capitale sénégalaise, comme ’’Le Bidew’’ (étoile, en wolof), établissement logé au sein de l’Institut français de Dakar.
De la même manière, sur l’avenue Victor Hugo, à Dakar-Plateau, des sushis millimétrés et du takoyaki composent le menu restaurant du Taiyo Japanese Experience.
En seulement quelques kilomètres, à la cuillère ou à la baguette, il est possible de voyager à travers le monde culinaire sans quitter la capitale sénégalaise.
Il est 13 heures. Sous un chaud soleil, Seynabou Boye Faye, aux commandes derrière les fourneaux, accueille les clients du jour, dont une équipe de l’Agence de presse sénégalaise.
Des clients de diverses nationalités, africaines comme européennes, ont leurs habitudes dans ce restaurant situé au cœur du plateau de la capitale sénégalaise et dont le menu est riche de plats traditionnels de plusieurs pays africains
Du ceebu jën version saint-louisienne au thiéré mboum associé au Sine Saloum, en passant par l’attiéké et le garba ivoiriens, le consommateur a l’embarras du choix.
Le dibi sénégalais, le gari rouge togolais ou encore la sauce gombo sans huile de palme du Bénin complètent ce tableau culinaire, au grand bonheur des papilles des plus gourmands.
Des fruits secs, des beignets, des salades de fruits ou encore des jus locaux sont aussi proposés comme desserts.
