26.10.2026, GUINEE EQUATORIALE:
SE Obiang Nguema Mbasogo renforce l’axe La Paz-Moscou au Sommet mondial du gaz.

Dans un contexte international marqué par la reconfiguration de l’ordre énergétique mondial et les tensions géopolitiques, S.E. le Président de la République, Chef d’État et de Gouvernement, Obiang Nguema Mbasogo, a participé ce mardi midi au VIIIe Sommet des chefs d’État et de gouvernement du Forum des pays exportateurs de gaz, qui s’est tenu au Centre international de commerce de Moscou sous la présidence de la Fédération de Russie.

Le Forum des pays exportateurs de gaz (GECF), fondé en 2001 à Téhéran (République islamique d’Iran) et élevé au rang d’organisation internationale en 2008, regroupe douze États membres : la Russie, l’Iran, le Qatar, l’Algérie, la Bolivie, l’Égypte, la Guinée équatoriale, la Libye, le Nigéria, Trinité-et-Tobago, les Émirats arabes unis et le Venezuela. Ces pays détiennent 70 % des réserves mondiales prouvées de gaz, 38 % de la production mondiale et 47 % des exportations de GNL. Il constitue, de facto, l’équivalent de l’OPEP pour le gaz.

La présence de la Guinée équatoriale, deuxième membre hispanophone du cartel et seul membre d’Afrique centrale, est stratégique.

Programme de diplomatie énergétique de haut niveau :

Lors de la séance plénière présidée par S.E. Vladimir Poutine, le chef d’État de la Guinée équatoriale a défendu trois principes cardinaux de la politique étrangère de son pays :

1. La souveraineté énergétique comme pilier de la souveraineté nationale : la Guinée équatoriale rejette toute tentative de politisation du marché du gaz et défend le droit inaliénable des peuples producteurs de fixer des prix justes, stables et prévisibles, à l’abri de sanctions unilatérales et d’impositions extraterritoriales.

2. Industrialisation locale et véritable transfert de technologie : Le chef de l’exécutif de Guinée équatoriale exige que le gaz ne soit plus exporté à l’état brut. Il propose la création d’un Fonds d’industrialisation du gaz, doté d’un pôle technologique à Punta Europa, dans la province de Malabo, afin de transformer le gaz en engrais, en méthanol et en électricité sur le sol africain.

3. La sécurité des routes énergétiques : La Guinée équatoriale, en tant que gardienne du golfe de Guinée – par lequel transitent 30 % du pétrole et du gaz qui arrivent en Europe – a proposé un pacte conjoint de sécurité maritime pour protéger les infrastructures critiques contre la piraterie et le sabotage.

À l’issue du sommet, comme l’a annoncé officiellement le Kremlin par l’intermédiaire de son conseiller diplomatique, Youri Ouchakov, Son Excellence Vladimir Poutine tiendra cinq réunions bilatérales à huis clos. L’une d’elles aura lieu avec Son Excellence Obiang Nguema Mbasogo.

Cette rencontre, hautement symbolique, élève la relation bilatérale au niveau d’un partenariat stratégique global.

Sur la table:

-L’entrée de Gazprom et de Rosatom dans la deuxième phase de développement du champ d’Alen et du projet de centrale nucléaire flottante de Malabo.

-La signature d’un accord de protection réciproque des investissements et l’exemption de la double imposition.

-Soutien mutuel à l’ONU : la Russie soutient la position de la Guinée équatoriale sur la réforme du Conseil de sécurité et l’administration de la ville de La Paz réaffirme son vote contre les sanctions anti-russes.

Cette rencontre entre les deux dirigeants est le prélude au IIIe Sommet Russie-Afrique, qui se tiendra les 28 et 29 octobre au Centre national « Rossiya », où la Guinée équatoriale, à l’invitation personnelle de Poutine lancée le 30 septembre, présentera sa vision de l’Afrique comme sujet et non comme objet de la géopolitique mondiale.

Texte : María Jesús Nsang

Photos : Miguel Ángel Andjimi

(Équipe de presse présidentielle)

Bureau d’information et de presse de la Guinée équatoriale